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Site officiel de la Commune de Précey

Historique

Au moyen-âge, Précey s'appelait Preciacus, c'était la terre de Precius. A l'origine très boisée, d'après les noms des lieudits : le clos du bois, le bois châtel, le mée pierre, le mée vignier, breux, ligny, le bisson, sous les haies..., notre commune ne possède plus aujourd'hui ni forêt ni bois. A Vaugry, existait un château fort en bordure de la voie principale d'alors qui passait près du ruisseau de la Barbacane. En 1598 , l'Ariant était un fief de PRECEY, sur lequel régnait un noble nommé QUENTIN-LEGRAND, sieur de l'Ariant. En 1789, deux nobles habitent Précey : - Au Logis, Pierre-Louis le CLINCHAMP, chez qui le jeune VALHUBERT passa une partie de sa jeunesse. Ce dernier, engagé à l’âge de 20 ans dans le régiment d’infanterie Rohan-Soubise, chef du 1er bataillon de la Manche en 1791, participera à la campagne de 1792-1793 dans le Nord de la France et en Belgique. Le 26 fructidor an V, il est nommé Général de Brigade. Il mourut des suites de ses blessures reçues à la Bataille d’Austerlitz. Sa statue est érigée à Avranches. Depuis 1988, le manoir du Logis abrite un dynamique centre équestre.

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Mort du Général Valhubert (Jean-Marie Mellon Roger)

Au château des Hautes-Cours, habitait Gilles Angot, seigneur du homme. Actuellement ce manoir constitue une habitation à caractère remarquable. Une légende dit que quelque part dans ce village est enterrée une tonne d'or. L'emplacement de cette tonne d'or devrait être révélé par une pie lors d'une chandeleur. L'histoire commune dit également que des tunnels relient les trois maisons bourgeoises de la commune. Personne ne les a jamais trouvés. La grange de la Dîme d’autrefois, avoisinant le presbytère, a été transformée en 1988 en une salle polyvalente.

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M. le Bocey, curé de la paroisse, est né à Marcilly en 1779, il était au début de la Révolution résolu d’étudier en vue du sacerdoce. Mais que faire ? pas de prêtres, pas de maîtres, les églises étaient fermées . Cet état de choses ne lui permis pas de suivre son premier attrait, aussi sur le point d’arriver à la 30ème année de sa vie, se détermina-t-il à un mariage. Il fut marié à sa cousine par un oncle, ancien Bénédictin. Ce fut pour peu de temps. L’année suivante, un enfant vint au monde et mourut et puis ce fut le tour de l’épouse. M. Le Bocey comprit que le premier appel de Dieu était celui qu’il aurait dû entendre. Il se remet à l’étude et en quelques années il était capable d’entrer au grand Séminaire. Il fut ordonné prêtre à Noël 1819. Ce fut la paroisse de Précey qui jouit des avantages de son ministère ; alors qu’il y était vicaire et curé. Très charitable, il employa les revenus de sa terre à Marcilly, en bonnes œuvres. Très préoccupé de la bonne éducation de l’enfance, il laissa, dans ce but, une maison qui à Précey, logerait l’institutrice, ainsi que le revenu d’un pré. Il songea également à sa paroisse natale. De concert avec son jeune compatriote l’abbé Jean Morin, curé de St-Loup, il acheta un terrain sur lequel fut bâtie l’école des filles. Sur le linteau de la cheminée, on lit : J.B. Le Bocey curé de Précey, 1839. La maison de Précey et de Marcilly fut donnée aux Curés successifs de Précey et de Marcilly et à perpétuité. De plus sa terre de la Gaudinière, à Marcilly, fut léguée aux fabriques de Précey et de Marcilly à charge de messes pour lui, sa famille et M. L’abbé Lemasle.

L’église actuelle fut construite vers 1886 par les soins et sous la direction de l’Abbé Legoux, né à Céaux, mais élevé à Précey, où sa famille vint s’établir vers 1840. Très attaché à la commune de Précey, il sut trouver les fonds nécessaires à l’édification de l’église. L’ensemble des verrières de Précey, réalisées par Duhamel-Marette entre 1891 et 1892 reflète donc la pensée et les actes de cet ecclésiastique, semble-t-il très apprécié. Ancien vicaire général de Coutances et protonotaire apostolique, Monseigneur Legoux fut extrêmement actif et, dans ses moments de délassement, il accompagna Monseigneur Germain aux tournées de confirmation dans le diocèse, mais aussi dans d’autres diocèses, ainsi que dans les pèlerinages, dans les cérémonies des paroisses, les consécrations d’autels. C’est ainsi qu’on doit en partie à Monseigneur Legoux le succès de cérémonies grandioses qui jalonnèrent l’épiscopat de Monseigneur Germain, dont un certain nombre sont retracées dans les verrières de Précey.

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En 1944, Précey a subi les bombardements visant les routes ; 4 tués. A la suite d'un déraillement en février 1944, la population a été enfermée dans l'église la nuit, sans aucune suite.

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L’église de Précey

L’église de Précey, placée sous le patronage de Saint Berthevin (diacre du diocèse d’Avranches), fut donnée à la fin du XIIe siècle à l’abbaye de Montmorel. Elle a subi depuis un grand nombre de modifications.

A l’intérieur, le haut date du XVIè siècle. Un maître-autel, de l’époque primitive, en marbre blanc, est orné de sculptures. Le bas-relief, très bien conservé, nous montre en son centre le « sacrifice d’Abraham » accolé d’une niche où, dans un buisson, on remarque le bouc qui sera exécuté à la place d’Isaac. L’autel au Saint-Cœur de Marie, lui aussi en marbre blanc, de même facture que la maître-autel, est décoré de panneaux entourant un tabernacle en fort mauvais état. On y voit sculptés les hommages de Marie : Marie porte du ciel, Marie arche d’alliance, Marie étoile de David et Marie auxiliaire des chrétiens. Le bas-relief représente la présentation de Marie au temple par ses parents, Sainte Anne et Saint Joachim. L’autel au Sacré-Cœur présente la même disposition que celui de la Sainte Vierge. On voit l’agneau de Dieu, Saint Thomas mettant le doigt dans la plaie du cœur du Christ, un enfant couché ayant le cœur transpercé et une croix sur le cœur (on peut penser à Saint Tarcissius) et une scène de la séparation des eaux du Jourdain par Josué. Le bas-relief est une scène de la médaille miraculeuse : la Vierge apparaissant à Catherine Labouré.

Quoique cosmopolites, ces œuvres impliquent un devoir de conservation à ne pas oublier.

Les fonds baptismaux sont de la période romane. Presque tout le reste est du XVè siècle : le portail, les contreforts du nord et la belle fenêtre orientale. Le reste est contemporain. La face du midi est percée de trois fenêtres sans caractère particulier.

L’église de Précey a été rénovée par l’abbé Grivel, curé de la paroisse ; les plâtres s’en allant en pièces détachées ont été remplacés par des enduits en ciment (non peint). Extérieurement, l’église n’a rien de remarquable mais elle possède six vitraux classés ; ils sont dus au maître verrier Duhamel-Marette, natif d’Evreux qui en a réalisé bien d’autres. Les découvertes techniques contribuant au développement, et à la qualité d’exécution du vitrail, ceux de Précey, suivant l’avis des connaisseurs, sont des réminiscences soit de Dürer, soit de Raphaël ou d’autres peintres italiens. Les sujets représentés sont très divers et bien trop longs à décrire mais on est frappé par le réalisme et la précision quasi-photographique des scènes et l’expression des visages des personnages ainsi que la vivacité des couleurs qui dominent le fond et qui doivent « explosent » sous le soleil. On remarque en particulier la scène du vote sur la promulgation du dogme de l’infaillibilité du pape, scène qui comporte plusieurs personnages célèbres.

Précey possède plusieurs calvaires sur son territoire, le plus ancien étant celui du cimetière. Sur un emmarchement carré de trois marches, un socle daté de 1891, décoré aux angles, sur les trois quarts de la hauteur, de colonnettes terminées par des feuilles d’acanthe. Gravé en façade, on peut lire : Christus vincit, Christus regnat, Christus imperat. Le fût, assez élégant, supporte une croix aux extrémités trilobées sur laquelle est fixé un Christ en métal. Ce calvaire, tel qu’il est actuellement, était primitivement élevé sur un socle d’un bel effet déposé à côté du calvaire rénové.

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Annales paroissiales

Le presbytère de Précey possédait un de ces registres que les curés et les vicaires se plaisaient à tenir autrefois, et qui étaient les Annales paroissiales. Nous retrouvons ce petit chartrier dans plusieurs communes de l'Avranchin.

L'histoire d'une paroisse, dans les temps ordinaires, est simple comme la vie de ses habitants : c'est l'état des récoltes, les réparations à l'église, les phénomènes atmosphériques, quelques faits administratifs, le dénombrement, etc. Mais dans les époques agitées, les Annales de la Paroisse sont pleines d'intérêt. Quelles révélations ne nous feraient-elles pas aujourd'hui, si elles avaient conservé les événements locaux du temps de la Ligue ou de la Révolution ? Voici quelque chose de ce que le pasteur de Précey consigna dans les événements remarquables. « En 1750, on a fait bâtir la fenêtre du bout du chœur, aux frais du Trésor et de quelques personnes charitables.... En 1762, quelques personnes charitables par une quête firent faire et raccommoder la statue de la Vierge qui est dehors contre le pignon du chœur qui a coûté près de 10 liv..... En 1761, noble dame veuve de Pierre-Louis de Clinchamp, seigneur de Précey, fit elle-même placer contre la balustrade une stalle avec son dossier pour M. le vicaire... En 1762, la misère excitée par la guerre contre les Anglois a été extrême dans ce païs; toutes les marchandises, comme laine, lin, filasse étoient à donner parce qu'il n'y avoit plus d'argent ; le bled valloit 4 liv. le razeau et il étoit plus cher que s'il avoit vallu 10 liv. dans une autre année. Tout l'été a été très-sec.... mais quand l'eau tomba à la mi-septembre.... c'étoit chose étonnante de voir les pièces de terre nues où l'on ne voïoit que quelques brins de sarrazin ; des charrettes toutes attelées auraient bien passé a travers sans en casser aucun. A la fin de cette année la paix depuis long-temps désirée se fit avec les Anglois , au désir de l'une et l'autre nation , mais honteuse pour la France qui perdit le Canada, le CapBreton, Terre-Neuve. Dieu nous veuille donner de meilleures années que les cinq ou six dernières! Pendant cette année 1762, on voïoit des troupes de sept ou huit pauvres de tous côtés tous les jours sept ou huit fois. Quand on avoit un morceau de pain, on étoit obligé de se cacher pour le manger, parce que la grande compassion excitoit à le donner.... En 1764, l'intendant de la Généralité de Caen a prié messieurs les curés de lui envoyer le dénombrement des naissances, mariages, etc..... En cette année, on a placé un coq sur la tour— En 1767, il n'y a eu aucunes pommes dans le païs, pas même à plus de trente lieues à la ronde.... L'année 1768 fut la plus malheureuse qu'on ait vu de mémoire d'homme.... à peine a-t-on récolté la dîme.... Depuis le 1er de juin , à l'exception de quatre ou cinq jours en août et douze jours en octobre, il ne s'est pas passé un seul jour sans qu'il soit tombé de l'eau abondamment, et sans que Dieu, qui est fidèle en ses promesses, nous a promis qu'il n'y auroit point un second déluge, on auroit cru le voir.... les bleds nageoient dans les champs.... on les engrangeoit mouillés et germes, on les a vu lever très-haut sur les tas dans les granges Les rivières chargées de foin et de paille de sarrazin ont forcé les ponts et chaussées.... Les ponts de la paroisse de Ponts furent percés, celui du Pont-Gilbert rompu; si celui du Pontaubaut n'eût pas été fait de neuf, il n'auroit pu résister; celui de la Houssais près Montmorel, celui de la Crèche proche Pontorson furent emportés.... On n'alloit dans l'église de Ponts qu'en bateau; le curé de cette paroisse fut même obligé de monter ses bestiaux jusque dans son grenier.... Il n'y avoit pas 400 gerbes dans la grange des dîmes.... Toute cette relation est véritable: si quelqu'autres ont fait des mémoires, on n'a qu'à les confronter, ils doivent être semblables à ce que je certifie véritable. »

Dépliants 

Histoire de Précey - Tome 3 : Histoire de Précey - Tome 3

Histoire de Précey - Tome 2 : Histoire de Précey - Tome 2

Histoire de Précey - Tome 1 : Histoire de Précey - Tome 1

Curiosités :

- 3 châteaux : " Les Hautes Cours ", " Le Logis ", " Vaugry "
- Dans l´église (vitraux classés)

- Centre équestre au Château du Logis

Précey au début du XXème siècle

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